Exercice — antidéplacement défini par deux images
Soit un carré de sens direct. On note le milieu de . Une isométrie qui inverse l'orientation est un antidéplacement ; un antidéplacement est soit une réflexion, soit une symétrie glissante. Un déplacement (translation ou rotation) conserve l'orientation, alors qu'un antidéplacement l'inverse. On étudie l'antidéplacement défini par les images de deux points — même entrée que pour un déplacement, mais en type indirect — afin de décider géométriquement entre réflexion et symétrie glissante (test des médiatrices), sans partir d'une formule déjà donnée en nombres complexes.
- Justifier qu'il existe un unique antidéplacement tel que et .
- Comparer les médiatrices de et de . En déduire que est une symétrie glissante (et non une réflexion).
- Déterminer l'axe de la symétrie glissante comme l'axe passant par les milieux de et de . Justifier que est globalement invariant par l'isométrie .
- Soit le milieu de et le milieu de (donc ). En utilisant l'invariance globale de et le fait que envoie sur et sur , déterminer le vecteur de glissement et en déduire .
- Dans le repère direct , déterminer une expression de l'antidéplacement sous la forme .
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1. Idée : existence et unicité d'un antidéplacement par deux images. Dans le carré, et . Pour tout couple de points distincts à distances égales, il existe un unique antidéplacement réalisant les images imposées. D'où l'existence et l'unicité de l'antidéplacement tel que et . (Le déplacement qui réalise les mêmes images est la rotation d'angle de centre ; est l'autre isométrie, l'antidéplacement.)
2. Idée : test des médiatrices. Un antidéplacement est une réflexion si et seulement si (cet axe commun est alors l'axe de la réflexion). Or, dans le carré de sens direct, et sont des côtés consécutifs perpendiculaires : la médiatrice de est perpendiculaire à en son milieu, celle de est perpendiculaire à en son milieu. Ces deux médiatrices sont distinctes (elles se coupent en mais ne coïncident pas). Donc , ce qui prouve que n'est pas une réflexion : c'est une symétrie glissante.
3. Idée : axe = axe des milieux ; invariance globale. Le milieu de appartient à l'axe pour tout point ; appliqué à et à , cela donne que passe par le milieu de et par le milieu de . On sait que l'axe d'une symétrie glissante est globalement invariant, c'est-à-dire .
4. Idée : le carré d'une glissante est une translation. Sur l'axe , la symétrie glissante agit comme une translation de vecteur (des milieux). Plus précisément avec parallèle à . On a alors . Comme dans le carré, , donc est une translation non nulle, ce qui confirme l'absence de point fixe pour .
5. Idée : forme avec . Dans le repère direct , les affixes sont , , , . L'antidéplacement vérifie et . En posant avec , on obtient et , d'où . On vérifie .