Masar
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Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
GE-EGénétique des diploïdes (monohybridisme et dihybridisme)

Dominance intermédiaire / absolue et hypothèses gènes liés ou indépendants

Idée directrice

Variante attestée (contrôle 2016 SE) : un caractère en dominance intermédiaire (A1=A2A_1=A_2, phénotype intermédiaire) et un second en dominance absolue (B1>B2B_1>B_2), puis confrontation des deux hypothèses de localisation (gènes indépendants vs gènes liés). Les génotypes sont donnés en tableau textuel (pas de figure).

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« dominance intermédiaire »

« Gènes liés » / « Gènes indépendants »

« fréquence de recombinaison »

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

6 questionsCorrigé masqué

On croise deux souches N1 et N2 différant par la couleur de l’abdomen et la présence d’ailes. La F1 présente un phénotype intermédiaire pour la couleur de l’abdomen, et des ailes (phénotype d’un des parents).

Document — génotypes proposés selon l’hypothèse de localisation :

  • Hypothèse gènes indépendants : N1 =A1//A1  B2//B2= A_1//A_1\;B_2//B_2 ; N2 =A2//A2  B1//B1= A_2//A_2\;B_1//B_1 ; F1 =A1//A2  B1//B2= A_1//A_2\;B_1//B_2 ;
  • Hypothèse gènes liés : N1 =A1B2//A1B2= A_1B_2//A_1B_2 ; N2 =A2B1//A2B1= A_2B_1//A_2B_1 ; F1 =A1B2//A2B1= A_1B_2//A_2B_1.
  1. Interpréter le phénotype intermédiaire de la F1 pour la couleur de l’abdomen (relation entre A1A_1 et A2A_2).
  2. Interpréter la présence d’ailes chez toute la F1 (relation entre B1B_1 et B2B_2).
  3. Pourquoi les deux hypothèses (indépendants / liés) restent-elles toutes deux compatibles avec la seule F1 ?
  4. Quel type de croisement supplémentaire permet de trancher ? Quelle signature attend-on dans chaque hypothèse ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Apparition d’un phénotype intermédiaire pour la couleur de l’abdomen : cas de dominance intermédiaire (codominance / semi-dominance) → A1=A2A_1 = A_2 (aucun allèle ne masque l’autre).

2. Toute la F1 a des ailes, phénotype d’un seul parent : dominance absolue B1>B2B_1 > B_2 (allèle « ailes » dominant).

3. La F1 fixe les relations de dominance et les génotypes parentaux, mais un double hétérozygote A1BA_1\ldots B\ldots peut s’écrire aussi bien avec deux paires indépendantes qu’avec une écriture liée : la localisation n’est pas encore testée.

4. Un test-cross F1 × double récessif (ou un croisement F1 × F1) tranche : 4 classes équiprobables (25 % chacune) ⇒ gènes indépendants ; 2 majoritaires + 2 minoritaires (ou pp de recombinaison) ⇒ gènes liés (liaison partielle si recombinés présents). A1=A2 ;  B1>B2 ;  trancher par test-cross\boxed{A_1=A_2\ ;\; B_1>B_2\ ;\; \text{trancher par test-cross}}

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 02

Drill GE-E.1 — tableau gènes indépendants vs liés

2 questionsCorrigé masqué

Pour un couple de parents N1 [A1B2][A_1B_2] et N2 [A2B1][A_2B_1] de lignées pures, on écrit les génotypes sous deux hypothèses.

  1. Écrire les génotypes sous l’hypothèse gènes indépendants (deux paires).
  2. Écrire les génotypes sous l’hypothèse gènes liés (une seule paire, notation chromosomique).
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Indépendants : N1 =A1//A1  B2//B2= A_1//A_1\;B_2//B_2 ; N2 =A2//A2  B1//B1= A_2//A_2\;B_1//B_1 ; F1 =A1//A2  B1//B2= A_1//A_2\;B_1//B_2.

2. Liés : N1 =A1B2//A1B2= A_1B_2//A_1B_2 ; N2 =A2B1//A2B1= A_2B_1//A_2B_1 ; F1 =A1B2//A2B1= A_1B_2//A_2B_1. indeˊpendants : 2 paires ; lieˊs : 1 paire\boxed{\text{indépendants : 2 paires ; liés : 1 paire}}

On fixe d’abord le symbolisme, on écrit les génotypes, puis on confronte les proportions observées aux proportions théoriques de l’hypothèse retenue (gènes indépendants ou gènes liés). Cette démarche est celle des corrigés de génétique des diploïdes du bac Sciences expérimentales.

Entraînement 02 / 02

Drill GE-E.2 — ce que le test-cross doit montrer

2 questionsCorrigé masqué

On dispose d’une F1 double hétérozygote et on réalise un test-cross pour trancher entre indépendance et liaison partielle.

  1. Quels pourcentages attend-on pour chaque phénotype si les gènes sont indépendants ?
  2. Comment se répartissent gamètes parentaux et recombinés si les gènes sont liés avec une fréquence de recombinaison pp ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Indépendants : 4 phénotypes à 25 % chacun (1:1:1:1).

2. Liaison partielle : 2 gamètes parentaux à 1p2\dfrac{1-p}{2} chacun ; 2 gamètes recombinés à p2\dfrac{p}{2} chacun. Les parentaux restent majoritaires tant que p<0,5p < 0{,}5. 25%×4 vs (1p)/2 + p/2\boxed{25\%\times 4\ \text{vs}\ (1-p)/2\ +\ p/2}

Méthode / Automatismes
  • Phénotype intermédiaire F1 ⇒ dominance intermédiaire (A1=A2).
  • Phénotype d’un seul parent ⇒ dominance absolue.
  • Toujours poser deux hypothèses de localisation, puis un croisement qui les discrimine.
Pièges classiques
  • Confondre phénotype intermédiaire et simple hétérozygotie à dominance complète.
  • Conclure « gènes liés » dès le premier croisement parental.
  • Oublier que p = 50 % imite l’indépendance.