Masar
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Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
GE-CGénétique des diploïdes (monohybridisme et dihybridisme)

Test-cross et liaison partielle — drosophiles à deux caractères

Idée directrice

Second grand cas du dihybridisme au bac SE : le test-cross d’une femelle double hétérozygote avec un mâle double récessif (contrôle 2019, drosophiles ailes/yeux). Quatre phénotypes non équiprobablesliaison partielle (pas 1/4, 1/4, 1/4, 1/4). Les effectifs sont donnés en pourcentages (planche d’origine non reprise).

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« Ce croisement est un test cross »

« liés partiellement »

« 4 phénotypes dont les proportions sont différentes de 1/4 »

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

8 questionsCorrigé masqué

Chez la drosophile, on croise une femelle de souche S de phénotype double dominant [vg+bw+][vg^+\,bw^+] (ailes longues, yeux rouges) avec un mâle de phénotype double récessif [vgbw][vg\,bw] (ailes vestigiales, yeux bruns). La femelle S provient d’une F1 issue de lignées pures [vg+bw+][vg^+\,bw^+] × [vgbw][vg\,bw].

Document — résultats du croisement (pourcentages de la descendance) :

  • [vg+bw+][vg^+\,bw^+] : 42 % ;
  • [vgbw][vg\,bw] : 42 % ;
  • [vg+bw][vg^+\,bw] : 8 % ;
  • [vgbw+][vg\,bw^+] : 8 %.
  1. Nommer ce type de croisement. Justifier en une phrase.
  2. Les proportions sont-elles compatibles avec des gènes indépendants ? Conclure quant à la relation entre les deux gènes (liés / indépendants, liaison totale / liaison partielle).
  3. Identifier les phénotypes parentaux et les phénotypes recombinés. En déduire le génotype de la femelle S (écriture en phase : allèles sur chaque chromosome).
  4. Calculer le pourcentage de recombinaison et interpréter-le.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Femelle de phénotype double dominant (double hétérozygote) × mâle double récessif : c’est un test-cross (ou croisement-test). Les proportions de la descendance lisent directement les gamètes de la femelle.

2. Si les gènes étaient indépendants, on attendrait 4 phénotypes équiprobables (14\frac{1}{4} chacun). Or les proportions diffèrent nettement de 14,14,14,14\frac{1}{4},\frac{1}{4},\frac{1}{4},\frac{1}{4}. Donc les deux gènes sont liés partiellement (liaison incomplète : des recombinés apparaissent, mais en minorité).

3. Phénotypes parentaux (majoritaires) : [vg+bw+][vg^+\,bw^+] et [vgbw][vg\,bw]. Phénotypes recombinés (minoritaires) : [vg+bw][vg^+\,bw] et [vgbw+][vg\,bw^+]. Génotype de S en phase parentale : vg+bw+vgbw\dfrac{vg^+\,bw^+}{vg\,bw}.

4. %rec=8%+8%=16%\%_{\text{rec}} = 8\% + 8\% = 16\%. Ce pourcentage est la fréquence des gamètes issus de crossing-over ; il mesure la distance génétique approximative (16cM\approx 16\,\text{cM}) entre les deux loci. test-cross ; geˋnes lieˊs partiellement ; %rec=16%\boxed{\text{test-cross ; gènes liés partiellement ; }\%_{rec}=16\%}

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 02

Drill GE-C.1 — raisonnement par l’absurde (indépendance rejetée)

2 questionsCorrigé masqué

Troisième croisement d’un sujet de génétique des diploïdes : femelle F1 double hétérozygote × mâle [A2B2][A_2B_2] double récessif (test-cross). On observe seulement 6 % d’individus [A1B2][A_1B_2].

  1. Si les deux couples d’allèles étaient indépendants, quel pourcentage de [A1B2][A_1B_2] attendrait-on ? Pourquoi ?
  2. Conclure quant à la localisation des deux couples (liés partiellement / indépendants). Justifier par un raisonnement par l’absurde.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Sous l’hypothèse d’indépendance, la femelle produit 4 gamètes équiprobables : on attend 25 % de chaque phénotype, donc 25 % de [A1B2][A_1B_2].

2. Or la descendance ne comporte que 6 % de [A1B2][A_1B_2] : phénotype recombiné à faible pourcentage. L’hypothèse d’indépendance est rejetée. Les deux couples d’allèles sont donc liés partiellement. \boxed{\text{liés partiellement (6 % }\neq 25\%\text{)}}

Entraînement 02 / 02

Drill GE-C.2 — parentaux majoritaires et phase

2 questionsCorrigé masqué

Après un test-cross chez la drosophile, les classes majoritaires sont [vg+bw+][vg^+\,bw^+] et [vgbw][vg\,bw] ; les classes minoritaires sont [vg+bw][vg^+\,bw] et [vgbw+][vg\,bw^+].

  1. Pourquoi les majoritaires sont-ils appelés phénotypes parentaux ?
  2. Écrire le génotype de la femelle hétérozygote en indiquant les allèles portés par chaque chromosome homologues.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. En liaison partielle, les gamètes les plus fréquents sont ceux formés sans crossing-over : ils portent les associations d’allèles déjà présentes chez les parents → phénotypes parentaux majoritaires.

2. Génotype de la femelle : vg+bw+vgbw\dfrac{vg^+\,bw^+}{vg\,bw} (phase parentale cis pour les dominants ensemble). Les recombinés naissent du crossing-over entre les deux loci. vg+bw+/vgbw\boxed{vg^+bw^+\,/\,vgbw}

Méthode / Automatismes
  • Test-cross = hétérozygote × double récessif → descendants = gamètes de l’hétérozygote.
  • 4 classes ≠ 1/4 ⇒ pas d’indépendance ; majoritaires = parentaux, minoritaires = recombinés.
  • %rec = somme des % recombinés ; 1 % ≈ 1 cM ; toujours < 50 % en liaison vraie.
Pièges classiques
  • Prendre les minoritaires pour des parentaux.
  • Conclure « indépendants » dès qu’il y a 4 phénotypes (il faut les proportions).
  • Oublier que le test-cross lit les gamètes d’un seul parent (l’hétérozygote).