Masar
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Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
RE-CReproduction

Régulation du cycle féminin — rétrocontrôles et pic ovulatoire de LH

Idée directrice

L'énoncé superpose les courbes de FSH, LH et des hormones ovariennes sur un cycle. La trajectoire : établir le double dialogue entre l'axe hypothalamo-hypophysaire et l'ovaire, distinguer le rétrocontrôle négatif (faible taux d'œstrogènes en phase folliculaire et lutéale) du rétrocontrôle positif (forte concentration d'œstrogènes en préovulatoire), et relier ce rétrocontrôle positif au pic de LH déclencheur de l'ovulation.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« Rappeler l'origine et l'action de la FSH et de la LH » ; « Analyser l'effet des œstrogènes sur l'hypophyse selon leur concentration » ; « Distinguer rétrocontrôle négatif et rétrocontrôle positif » ; « Expliquer le rôle du pic de LH dans le déclenchement de l'ovulation »

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

7 questionsFigure fournieCorrigé masqué

Sur un cycle de 2828 jours, on dose simultanément les hormones hypophysaires (FSH, LH) et ovariennes (œstrogènes). On observe :

  • Phase folliculaire (début) : FSH et LH modérées, œstrogènes faibles et croissants.
  • Juste avant J14 : les œstrogènes atteignent un taux très élevé, suivi d'un pic brutal de LH (et de FSH).
  • J14 : ovulation, dans les heures qui suivent le pic de LH.
  • Phase lutéale : œstrogènes et progestérone élevés, FSH et LH de nouveau basses.
  1. Rappeler l'origine de la FSH et de la LH et leur action sur l'ovaire.
  2. Analyser l'action des œstrogènes sur l'hypophyse selon leur concentration.
    1. En début de phase folliculaire (taux faible d'œstrogènes).
    2. En fin de phase folliculaire (taux fort d'œstrogènes).
  3. Expliquer le rôle déclencheur du pic de LH et relier l'ensemble en une boucle de régulation.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. L'hypophyse sécrète la FSH et la LH (sous contrôle de la GnRH hypothalamique). La FSH stimule la croissance des follicules ; la LH déclenche l'ovulation puis la formation du corps jaune.

2.(a) En début de phase folliculaire, le taux faible d'œstrogènes exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire : FSH et LH restent à des valeurs modérées.

2.(b) En fin de phase folliculaire, le follicule mûr sécrète un taux très élevé d'œstradiol (pic). Ce pic d'œstradiol agit par rétrocontrôle positif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire, qui répond par une forte sécrétion de FSH et surtout de LH : c'est le pic de LH (et de FSH).

3. Ce pic de gonadostimulines (forte sécrétion de FSH et de LH) déclenche l'ovulation (rupture du follicule mûr dans les 36h\approx 36\,\text{h}) et transforme le follicule en corps jaune. Il en résulte le basculement vers la phase lutéale, où progestérone et œstrogènes élevés rétablissent un rétrocontrôle négatif maintenant FSH et LH basses. RC+ preˊovulatoirepic de LHovulation\boxed{\text{RC+ préovulatoire} \to \text{pic de LH} \to \text{ovulation}}

Méthode / Automatismes
  • FSH (croissance folliculaire) et LH (ovulation + corps jaune) viennent de l'hypophyse.
  • Œstrogènes FAIBLES \Rightarrow rétrocontrôle négatif; œstrogènes FORTS (seuil) \Rightarrow rétrocontrôle positif.
  • Rétrocontrôle positif \Rightarrow pic de LH \Rightarrow ovulation.
  • Toujours relier concentration hormonale \to type de rétrocontrôle \to effet sur FSH/LH.
Pièges classiques
  • Croire que les œstrogènes ont toujours le même effet : négatif à faible taux, positif au-dessus d'un seuil.
  • Confondre le pic de LH (déclencheur de l'ovulation) et la LH de la phase lutéale (basse).
  • Oublier que le rétrocontrôle positif est bref et propre à la phase préovulatoire.

Variantes rencontrées : injection d'œstrogènes à différentes doses (mise en évidence des deux rétrocontrôles) ; effet d'un analogue de la GnRH ; rétrocontrôle négatif de la progestérone en phase lutéale ; expériences d'ablation/greffe ovarienne.