Masar
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Bac Tunisie
Entraîner la reconnaissance
GE-AGénétique des diploïdes (monohybridisme et dihybridisme)

Dominance absolue et couples d'allèles — entrée du dihybridisme

Idée directrice

Premier geste de génétique des diploïdes attesté au bac Sciences expérimentales (contrôle 2018) : d’une F1 homogène issue de deux lignées, déduire la dominance absolue pour chaque caractère, poser les couples d’allèles et le symbolisme. Aucune planche : les croisements sont donnés en texte chiffré.

Signature de reconnaissance — l'énoncé se trahit ainsi

« La descendance du premier croisement est homogène »

« cas de dominance absolue »

« couple d’allèles contrôlant le caractère »

Sujet principal

Exercice — dans l'esprit des sujets du bac

6 questionsCorrigé masqué

Chez une plante diploïde, on étudie simultanément deux caractères : la longueur des tiges (longues ou courtes) et la forme des gousses (droites ou incurvées). On croise deux lignées pures : V1 (tiges longues, gousses droites) × V2 (tiges courtes, gousses incurvées). La descendance F1 est homogène : 100 % tiges longues et gousses droites.

Document 1 — résultats du premier croisement (effectifs sur 200 individus) :

  • parents V1 : tiges longues, gousses droites ;
  • parents V2 : tiges courtes, gousses incurvées ;
  • F1 : 200 plantes à tiges longues et gousses droites (aucun autre phénotype).
  1. Que peut-on déduire de l’homogénéité de la F1 pour chacun des deux caractères ? Préciser l’allèle dominant et l’allèle récessif dans chaque cas.
  2. Adopter un symbolisme précis pour les deux couples d’allèles (longueur des tiges ; forme des gousses) et écrire les génotypes des parents V1, V2 et des individus F1, en justifiant l’homozygotie des parents de lignée pure.
  3. Pourquoi ce croisement seul ne permet-il pas encore de décider si les deux couples sont indépendants ou liés ?
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. La F1 issue de deux lignées pures est homogène et présente le phénotype parental « tiges longues, gousses droites » pour les deux caractères. C’est un cas de dominance absolue : l’allèle « tiges longues » domine l’allèle « tiges courtes » ; l’allèle « gousses droites » domine l’allèle « gousses incurvées ».

2. Soient les couples d’allèles : (L,c)(L,c) pour la longueur des tiges avec L>cL > c (L = tiges longues, c = tiges courtes) ; (D,i)(D,i) pour la forme des gousses avec D>iD > i (D = gousses droites, i = gousses incurvées). Parents de lignée pure = homozygotes : V1 =L//L  D//D= L//L\;D//D (ou LD//LDLD//LD) ; V2 =c//c  i//i= c//c\;i//i (ou ci//cici//ci). La F1 est double hétérozygote L//c  D//iL//c\;D//i (ou LD//ciLD//ci), phénotype [longues, droites].

3. Un seul croisement parental → F1 homogène fixe la dominance et les génotypes parentaux, mais ne révèle ni le type de croisement F2 / test-cross, ni la localisation relative des deux couples (gènes indépendants vs gènes liés). Il faut un second croisement (F1 × F1 ou test-cross) et la confrontation des proportions observées aux proportions théoriques.

dominance absolue L>c,  D>i ;  F1=L//c  D//i\boxed{\text{dominance absolue } L>c,\; D>i\ ;\; F1 = L//c\;D//i}

Exercices d'entraînement — une nuance à la fois

Entraînement 01 / 02

Drill GE-A.1 — F1 homogène chez la drosophile

2 questionsCorrigé masqué

On croise deux drosophiles de lignées pures : l’une aux ailes longues et aux yeux rouges, l’autre aux ailes vestigiales et aux yeux bruns. La descendance F1 est homogène : ailes longues et yeux rouges.

  1. Déduire, pour chaque caractère, l’allèle dominant et l’allèle récessif. Justifier.
  2. En adoptant le symbolisme vg+/vgvg^+/vg (ailes) et bw+/bwbw^+/bw (yeux), écrire les génotypes des deux parents de lignée pure et d’un individu F1.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. F1 homogène issue de lignées puresdominance absolue : l’allèle « ailes longues » (vg+vg^+) domine « ailes vestigiales » (vgvg) ; l’allèle « yeux rouges » (bw+bw^+) domine « yeux bruns » (bwbw).

2. Parents homozygotes : [vg+bw+]=vg+bw+//vg+bw+[vg^+\,bw^+] = vg^+bw^+//vg^+bw^+ ; [vgbw]=vgbw//vgbw[vg\,bw] = vgbw//vgbw. F1 double hétérozygote vg+bw+//vgbwvg^+bw^+//vgbw, phénotype [ailes longues, yeux rouges]. vg+>vg ;  bw+>bw\boxed{vg^+ > vg\ ;\; bw^+ > bw}

Entraînement 02 / 02

Drill GE-A.2 — poser le symbolisme avant l’échiquier

2 questionsCorrigé masqué

Dans un exercice de génétique des diploïdes, l’énoncé donne un premier croisement de deux homozygotes différant par deux caractères, suivi d’une F1 unique. Avant tout échiquier, la méthode des corrigés nationaux demande d’abord de démontrer la dominance et de poser les abréviations des allèles.

  1. Expliquer pourquoi on fixe d’abord le couple d’allèles et la relation de dominance, puis seulement les génotypes, avant de construire l’échiquier.
  2. Pour le couple forme des gousses (droites / incurvées) avec dominance de « droites », écrire le couple (D,i)(D,i) et la relation D>iD>i.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche

1. Sans symbolisme stable, l’échiquier et les proportions théoriques sont illisibles : on doit d’abord montrer, à partir des données (F1 homogène), quel allèle domine, poser le couple d’allèles et les abréviations, puis écrire homozygotes / hétérozygotes et construire le croisement.

2. Couple (D,i)(D,i) : DD = gousses droites, ii = gousses incurvées, avec D>iD > i. Cette démarche (dominance → symbolisme → génotypes → échiquier) est celle des corrigés de génétique des diploïdes du bac Sciences expérimentales. D>i (gousses droites dominantes)\boxed{D>i\text{ (gousses droites dominantes)}}

Méthode / Automatismes
  • F1 homogène issue de lignées pures → dominance absolue pour chaque caractère.
  • Poser le couple d’allèles avant d’écrire les génotypes (symbolisme stable).
  • Lignée pure ⇒ homozygote ; F1 ⇒ hétérozygote pour chaque couple.
  • Ne pas conclure « indépendants / liés » sans un croisement qui produit plusieurs classes.
Pièges classiques
  • Attribuer la dominance au phénotype parental récessif (les parents de lignée pure portent tous deux des phénotypes, mais seule la F1 révèle le dominant).
  • Écrire des génotypes hétérozygotes pour des parents de lignée pure.
  • Confondre monohybridisme (un couple) et dihybridisme (deux couples étudiés ensemble).