Exercice sourcé LI-A — classer et nuancer des arguments
Document — extraits d'une fiche argumentative locale
A. « Dans certains cas, la violence peut permettre de conquérir la liberté. »
B. Dans une situation d'injustice et d'hégémonie, la force peut servir à défendre un peuple et à contraindre l'oppresseur à lâcher prise.
C. « Ce choix n'est pas toujours béni et pardonnable vu les dégâts qui l'accompagnent » ; il n'est pas toujours efficace pour reprendre une liberté perdue.
D. Le recours à la violence peut devenir un danger pour l'émancipation. La fiche cite Gandhi comme exemple d'une indépendance conquise par une voie pacifique.
E. « La violence barre les chemins à d'autres moyens plus humains. »
Conclusion du document. La force peut parfois sembler être un chemin de salut, mais elle présente des limites et d'autres moyens légitimes peuvent conduire à la liberté sans guerre ni sang.
_Source : Med Lamine Barghouda, « Arguments sur la liberté », p. 3 imprimée (page PDF 1/2). Orthographe et ponctuation normalisées ; aucune provenance officielle n'est revendiquée._
- Formulez précisément la question débattue.
- Classez les arguments A à E en POUR, CONTRE ou LIMITE/NUANCE. Justifiez chaque réponse par les mots du document.
- Quel rôle joue l'exemple de Gandhi dans le raisonnement ?
- Rédigez une synthèse nuancée de 6 à 8 lignes fidèle à la conclusion du document.
Voir la correction commentéeAprès avoir posé votre démarche
1. Débat. Le débat porte sur la question : la force est-elle nécessaire pour acquérir la liberté ?
2. Classement.
- Arguments favorables — pôle POUR (thèse) : A et B — violence parfois conquérante de la liberté ; force pour défendre un peuple et contraindre l'oppresseur.
- Arguments défavorables — pôle CONTRE (L'Antithèse) : C, D, E — dégâts, efficacité incertaine, danger pour l'émancipation, fermeture des moyens plus humains.
3. Exemple. Citons à ce propos l'exemple de Mahatma Gandhi (argument D) : indépendance sans violence armée. L'exemple prouve le pôle contre.
4. Nuance. Il résulte de tout ce qui a précédé que la force semble parfois être un salut face à l'oppression. Certes elle peut paraître nécessaire, mais ce choix présente des limites : ni toujours efficace ni toujours légitime ; d'autres moyens plus humains restent ouverts.